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Cargo en transit dans un chenal étroit balisé au crépuscule, balises latérales rouge et verte, ambiance maritime éditoriale
concept Brevet : CMP Niveau 1/3 7 min de lecture

RIPAM règle 9 — chenaux étroits : qui passe avant

La règle 9 du RIPAM : navigue sur tribord, voilier et <20m ne gênent pas, signaux sonores R34(d), R9 prime sur R18. Niveau CMP et C200.

Publié le 15 mai 2026 · Mis à jour le 16 mai 2026 · RIPAM · règle 9 · chenal étroit · priorité passage · C200

La règle 9 en une phrase

Dans un chenal étroit, la règle est d’abord géographique — coller à la limite tribord — puis hiérarchique : les petits navires, voiliers et pêcheurs ne gênent pas les navires contraints au chenal, quoi qu’en dise R18. Deux obligations, un seul objectif : laisser la route libre à ceux qui n’ont nulle part ailleurs où aller.

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise immédiatement : le mot clé de R9 n’est pas “priorité”, c’est “contrainte”. Le cargo n’est pas prioritaire parce qu’il est grand — il est protégé parce qu’il ne peut naviguer qu’à l’intérieur du chenal. Si le même cargo peut manœuvrer en dehors, R9(b) ne s’active pas en sa faveur.

Les 5 obligations clés, R9(a) à R9(e)

R9(a) — Longer tribord : l’obligation universelle

Tout navire faisant route dans un chenal étroit doit naviguer aussi près que possible de la limite extérieure tribord. Pas de seuil de taille : un Zodiac de 4 m est soumis à la même obligation qu’un ferry de 150 m. “Lorsque cela peut se faire sans danger” n’est pas une permission de naviguer n’importe où — c’est une condition de sécurité qui s’applique rarement.

En pratique en France (balisage IALA A) : tu longes le chenal côté balises vertes, en remontant vers le port. L’objectif est de dégager l’axe pour la circulation opposée et de laisser l’espace aux grands navires.

R9(b) — Voiliers et navires < 20 m : ne pas gêner

Les navires de longueur inférieure à 20 m et les navires à voile ne doivent pas gêner le passage des navires qui ne peuvent naviguer en toute sécurité qu’à l’intérieur du chenal. La clé de déclenchement est la contrainte du grand navire, pas la taille du chenal. Le critère est alternatif : < 20 m LHT ou navire à voile — il suffit de remplir l’un des deux. Un voilier de 25 m sous voile seule reste soumis à R9(b).

R9(c) — Navires en pêche : aucun privilège dans le chenal

Un navire en train de pêcher ne doit pas gêner le passage de tout autre navire dans le chenal. Pas d’exception. Hors chenal, le pêcheur avec filets déployés est prioritaire sur voiliers et navires à moteur (R18). En chenal, R9(c) efface ce privilège complètement. À noter : R9(c) vise les navires “en train de pêcher” au sens de R3(d) — engins réduisant la manœuvre. Un navire de pêche en transit (filets rentrés) redevient un navire à moteur ordinaire.

R9(d) — Traversée du chenal : gêne interdite

Un navire ne doit pas traverser un chenal si cette traversée gêne les navires contraints. La traversée n’est pas interdite — elle est conditionnée. Si le chenal est libre, tu traverses. L’idéal est de traverser perpendiculairement pour minimiser ton temps en travers du trafic. Le navire contraint peut utiliser le signal R34(d) — 5 sons brefs — s’il doute de tes intentions.

R9(e) — Dépassement : protocole sonore

Quand dépasser exige une collaboration active du navire rattrapé (pas assez de place sans sa manœuvre), le protocole est formalisé. Le rattrapant signale son intention via R34(c)(i). Le rattrapé, s’il est d’accord, répond via R34(c)(ii) et manœuvre. Si doute : 5 sons brefs R34(d). R9(e) s’articule avec R13 sans le remplacer — en chenal, tu restes navire rattrapant jusqu’au “tout à fait paré et clair”.

Deux alinéas mineurs souvent oubliés : R9(f) impose 1 son prolongé en approche d’un coude ou d’une zone où d’autres navires peuvent être masqués — et le navire caché doit répondre 1 son prolongé. R9(g) demande d’éviter de mouiller dans un chenal si les circonstances le permettent. R9 s’arrête au paragraphe (g) — il n’y a pas de R9(h), R9(i) ou R9(j).

Chenal étroit — la règle 9 visualisée

Le cargo contraint navigue à tribord du chenal (R9a). Le voilier s'efface et longe la limite tribord (R9b). La pyramide R18 est suspendue — le voilier ne gêne pas.

Schéma d'un chenal étroit : règle 9(a) — navigation à tribord, voilier qui s'efface Vue du dessus d'un chenal d'accès portuaire balisé, sens de navigation vers le haut (nord/port). À gauche : 4 balises cylindriques rouges bâbord (IALA A). À droite : 4 balises coniques vertes tribord. Le cargo (rectangle sombre) longe l'axe central côté tribord, cap vers le port. Le voilier (triangle orange) s'efface hors du chenal côté tribord, ne gênant pas le passage du cargo. Un axe pointillé central sépare les deux moitiés du chenal. RIVE GAUCHE RIVE DROITE ↑ vers le port CARGO contraint au chenal (R9b) s'efface → tribord VOILIER Ne gêne pas (R9b) < 20 m ou voilier Tribord du chenal Cargo : navigue à tribord (R9a) R9 — Chenaux étroits Cargo contraint : longe axe tribord Balise rouge — bâbord chenal Balise verte — tribord chenal N S O E
Règle 9 — Chenal étroit balisé (IALA A). Le cargo contraint longe le côté tribord du chenal (R9a). Le voilier s'efface hors de son passage (R9b). La hiérarchie R18 ne s'applique pas ici.
Navire Statut Obligation R9
Cargo (> 20 m, contraint) Navire contraint au chenal Naviguer aussi près que possible de la limite tribord (R9a)
Voilier (< 20 m ou voile) Navire non contraint Ne pas gêner le passage du navire contraint (R9b)
Navire en pêche Navire en pêche (R3d) Ne pas gêner tout autre navire naviguant dans le chenal (R9c)

Le piège R18 : hors chenal, le voilier est prioritaire sur le cargo (R18a). En chenal, R9(b) prend le dessus — le préambule R18 dit explicitement "sauf dispositions contraires des règles 9, 10 et 13". Le voilier ne gêne pas, point.

R9 prime sur R18 — l’exception du préambule

La règle 18 commence par : “Sauf dispositions contraires des règles 9, 10 et 13 :”

Ce préambule est probablement la phrase la plus différenciante de tout le RIPAM à l’oral. Elle fait sauter l’ensemble de la hiérarchie R18 dans les contextes où R9, R10 ou R13 s’appliquent. R9 est lex specialis : la loi spéciale prime sur la loi générale.

Conséquence concrète en chenal : un voilier de 8 m (catégorie 5 dans la pyramide R18, prioritaire sur tout navire à moteur en eau libre) doit ne pas gêner un cargo de 200 m contraint au chenal. La pyramide R18 — NMS → CMR → ATD → Pêche → Voile → Moteur — est inopérante ici.

Pourquoi la logique tient : R18 classe les navires par capacité de manœuvre. R9 répond à une contrainte physique encore plus forte — le grand navire n’a littéralement pas d’autre endroit où naviguer. Demander au cargo de s’écarter n’a pas de sens si en dehors du chenal il touche le fond. R9 traduit cette réalité physique en obligation réglementaire.

À l’oral C200, la question-type : “Un voilier de 15 m et un cargo de 200 m se croisent dans le chenal de Bordeaux. Qui cède ?” Réponse attendue : le voilier — R9(b) + préambule R18. Si tu réponds “le cargo s’écarte, le voilier est prioritaire”, tu appliques R18 sans avoir entendu le mot “chenal” dans l’énoncé. C’est l’erreur qui fait perdre le plus de points.

Exception 20 m et voilier : ne pas gêner ≠ s’écarter

C’est la nuance qui sépare une réponse CMP d’une réponse C200.

“Ne pas gêner” (R9b) est une obligation préventive. Tu n’as pas à attendre qu’un risque d’abordage soit constitué au sens de R7 pour agir. Tu ne dois jamais te placer dans une situation susceptible de gêner le passage du navire prioritaire. R8(f) le confirme : un navire tenu de ne pas gêner doit prendre les dispositions en temps utile et laisser assez de place.

“S’écarter de la route” (R16) est une obligation curative. Elle s’active quand un risque d’abordage est déjà constitué et que tu es désigné non-privilégié. C’est la réaction ; R9(b) est la prévention.

En pratique : si tu es en voilier de 10 m dans le chenal d’accès d’un grand port et qu’un vraquier chargé annonce sa sortie sur le canal 16, tu n’attends pas de le voir arriver. Tu dégages le chenal avant que la situation se constitue. Voilà ce que “ne pas gêner” signifie concrètement.

Voilier au moteur : dès que le moteur tourne, c’est un navire à propulsion mécanique au sens de R3(b). Il perd la protection “navire à voile” de R9(b). Attention : il reste soumis à R9(a) comme tout navire faisant route, et il est toujours tenu de ne pas gêner les navires contraints — mais cette fois en tant que navire < 20 m (si c’est le cas), pas en tant que voilier.

Signaux sonores en chenal — R34(d) approche d’un coude

R9 fait appel à trois signaux distincts. Les confondre à l’oral est une erreur fréquente.

R34(e) — 1 son prolongé : approche d’un coude (R9f) Tu t’approches d’un coude de chenal où d’autres navires peuvent être cachés par un obstacle. Tu fais entendre 1 son prolongé. Le navire qui se trouve de l’autre côté et qui t’entend répond obligatoirement 1 son prolongé. L’aller-retour sonore vous permet de vous situer mutuellement avant de vous voir.

R34(c) — Signaux de dépassement (R9e) Quand le dépassement nécessite la collaboration du rattrapé :

  • Dépasser par tribord : 2 sons prolongés + 1 son bref (— — •)
  • Dépasser par bâbord : 2 sons prolongés + 2 sons brefs (— — • •)
  • Accord du rattrapé : 1 son prolongé + 1 son bref + 1 son prolongé + 1 son bref (— • — •)

Mnémotechnique : tribord = 1 bref, bâbord = 2 brefs. “Tri” comme un seul trait.

R34(d) — 5 sons brefs rapides minimum : signal de doute Utilisé dans deux situations R9 : le navire contraint au chenal qui doute des intentions du traversant (R9d), et le navire rattrapé qui refuse le dépassement ou doute (R9e-ii). C’est le signal “attention, situation dangereuse” — il stoppe la manœuvre en cours.

Qu’est-ce qu’un chenal étroit, juridiquement ?

R9 ne définit pas “chenal étroit”. C’est une lacune volontaire du COLREG — l’OMI a préféré une définition fonctionnelle plutôt qu’une mesure fixe en mètres.

La définition opérationnelle : un chenal est “étroit” au sens de R9 quand le navire qui y navigue ne peut pas naviguer en toute sécurité en dehors de ses limites. Le critère est relatif : le même chenal peut être étroit pour un grand navire chargé et large pour un voilier de 10 m. Il tient compte du tirant d’eau par rapport à la profondeur hors chenal, de la capacité de manœuvre par rapport à la largeur, et des conditions de trafic.

En France, les règles locales de port, les arrêtés applicables et les instructions de zone peuvent préciser la conduite à tenir dans certains chenaux. Pour une navigation réelle, tu ne t’arrêtes donc pas au principe général R9 : tu vérifies aussi la carte, les documents nautiques et les consignes locales.

Honnêteté juridique : cette fiche ne s’appuie pas sur une décision isolée citant R9. Elle applique le texte du RIPAM et le principe général de responsabilité en cas d’abordage : si l’abordage est causé par la faute d’un navire, la réparation incombe à celui qui l’a commise (Code des transports, article L5131-3). Pour toi, l’enjeu reste simple : si tu gênes un navire contraint dans un chenal, tu crées une faute de navigation très lisible.

Pièges fréquents à l’examen CMP et C200

Je suis tombé dans certains de ceux-là. Voilà comment les éviter.

Piège 1 — “Le voilier est toujours prioritaire” Le réflexe R18 : voilier > moteur. Mais si l’examinateur glisse “dans le chenal d’entrée du port”, la pyramide R18 disparaît. R9(b) + préambule R18 — le voilier s’efface. Toujours vérifier le contexte avant d’appliquer R18.

Piège 2 — “Le pêcheur reste prioritaire en chenal” Même logique : R9(c) efface complètement le privilège R18 du navire en pêche dans un chenal. En chenal, un pêcheur avec filets déployés doit ne pas gêner tout autre navire. La seule chose que R18 lui accorde — priorité sur voiliers et moteurs — n’existe plus ici.

Piège 3 — “Le voilier au moteur garde son statut voilier” Le piège classique : l’aspirant voit un “voilier” et active R9(b). Si le moteur tourne, R3(b) s’applique — c’est un navire à propulsion mécanique. Plus de protection voilier. Plus de cône le jour non plus, sinon il induit l’autre en erreur sur son statut.

Piège 4 — “La traversée d’un chenal est interdite” R9(d) interdit la traversée si elle gêne — pas la traversée en elle-même. Si le chenal est libre ou si le navire contraint est loin, tu traverses. L’obligation est de ne pas gêner, pas de ne jamais traverser.

Piège 5 — “R9(b) s’applique à tout chenal” Le critère déclencheur, c’est la contrainte du grand navire. Si le cargo peut manœuvrer en dehors du chenal, R9(b) ne s’active pas en sa faveur. Un yacht de 12 m qui choisit de rester dans le chenal alors qu’il pourrait passer en dehors ne peut pas invoquer R9(b).

Piège 6 — Confondre les signaux sonores Le piège classique à l’oral : “Le signal pour dépasser par tribord, c’est 2 longs + 2 brefs.” Faux — c’est tribord = 1 bref, bâbord = 2 brefs. 2 longs + 2 brefs = bâbord. Ancre-le avec la règle des 3 : tri(bord) = 1 bref comme 1 seul côté vert.

À mémoriser

Mémo express — RIPAM règle 9 (chenal étroit)

L'essentiel en 1 phrase

  • Dans un chenal, la règle est géographique (tribord) et hiérarchique (les navires capables de naviguer partout laissent la route à ceux qui ne peuvent naviguer qu'à l'intérieur).
  • R9 prime sur R18 — le préambule R18 l'écrit noir sur blanc : 'Sauf dispositions contraires des règles 9, 10 et 13'. La pyramide des priorités est inopérante en chenal.
  • Le critère clé : la contrainte du grand navire, pas la taille du chenal ni la taille de ton bateau.

Les obligations R9(a)–R9(g)

  • R9(a) — Tout navire longe la limite tribord du chenal, sans seuil de taille.
  • R9(b) — Navires < 20 m LHT ou navires à voile ne gênent pas les navires contraints au chenal. Critères alternatifs : remplir l'un des deux suffit.
  • R9(c) — Navires en pêche ne gênent pas le passage de tout autre navire en chenal — leur privilège R18 disparaît.
  • R9(d) — Traversée conditionnée : interdite si elle gêne les navires contraints. Signal doute : 5 brefs R34(d).
  • R9(e) — Dépassement coopératif : protocole R34(c) obligatoire si le rattrapé doit manœuvrer pour laisser passer.
  • R9(f) — 1 son prolongé en approche d'un coude masqué, réponse obligatoire 1 son prolongé.
  • R9(g) — Éviter de mouiller dans le chenal si possible. R9 s'arrête là — pas de (h), (i), (j).

Pièges à l'examen

  • "Voilier prioritaire" en chenal → faux. R9(b) + préambule R18 : le voilier s'efface devant le cargo contraint.
  • "Pêcheur prioritaire" en chenal → faux. R9(c) efface le privilège R18 du pêcheur.
  • Voilier au moteur = navire à moteur au sens R3(b) → perd la protection R9(b) 'navire à voile'.
  • Traversée d'un chenal = interdite ? → non, interdite seulement si elle gêne les navires contraints (R9d).
  • Signal tribord = 2L+2B ? → non. Tribord = 2L+1B, bâbord = 2L+2B.

Signaux sonores en chenal

  • R34(e) = 1 son prolongé : approche d'un coude masqué (R9f) — réponse obligatoire de l'autre côté.
  • R34(c)(i) = 2L+1B (tribord) ou 2L+2B (bâbord) : demande de dépassement (R9e).
  • R34(c)(ii) = 1L+1B+1L+1B : accord du rattrapé pour le dépassement.
  • R34(d) = ≥5 brefs rapides : signal de doute/danger — navire contraint doute du traversant (R9d) ou rattrapé refuse (R9e-ii).

Sources

Questions fréquentes

Le voilier doit-il toujours s'écarter du grand navire dans un chenal étroit ?

Pas exactement — et la nuance compte à l'oral C200. R9(b) dit 'ne pas gêner le passage' : c'est une obligation préventive, bien plus forte que 's'écarter'. Tu ne dois jamais te placer dans une situation susceptible de gêner le cargo contraint, avant même que le risque d'abordage soit détecté. R16 (s'écarter de la route) intervient quand le risque est déjà constitué — R9(b) t'oblige à ne jamais y arriver. Exception : si le grand navire peut manœuvrer en dehors du chenal, il n'est pas 'contraint' et R9(b) ne s'active pas en sa faveur.

Qu'est-ce qu'un chenal étroit, juridiquement ?

R9 ne définit pas 'chenal étroit' — c'est volontairement fonctionnel. Un chenal est étroit au sens de R9 quand un navire ne peut naviguer en sécurité qu'à l'intérieur de ses limites. Le critère tient compte du tirant d'eau, de la largeur disponible, de la manœuvrabilité et du trafic. Le même passage peut être contraignant pour un grand navire chargé et confortable pour un voilier de 10 m. En pratique, il faut aussi vérifier les règles locales du port ou de la zone.

Un voilier au moteur garde-t-il son statut sous R9(b) ?

Non. R3(b) est sans ambiguïté : dès que le moteur tourne, c'est un navire à propulsion mécanique. Le voilier perd sa protection R9(b) au titre de 'navire à voile' et perd également ses privilèges R18. Il reste soumis à R9(a) — tout navire dans un chenal doit longer la limite tribord — mais il ne peut plus se prévaloir de l'exception 'navire à voile' de R9(b). R25(e) confirme : de jour, le cône pointe en bas est obligatoire dès que voile et moteur fonctionnent ensemble.

Quelle différence entre R9(e) signaux sonores et R34(d) en chenal ?

R9(e) appelle le protocole R34(c) pour les dépassements : 2 longs + 1 bref (tribord) ou 2 longs + 2 brefs (bâbord) par le rattrapant, réponse 1 long + 1 bref + 1 long + 1 bref si accord du rattrapé. R34(d) — 5 sons brefs rapides minimum — est le signal de doute ou de danger, utilisé en R9(d) par le navire contraint au chenal qui doute des intentions du traversant, ou en R9(e)(ii) par le rattrapé qui n'est pas d'accord. R34(e) — 1 son prolongé — est l'approche d'un coude selon R9(f). Trois signaux distincts, trois situations précises.

R9 prime-t-elle sur R18 hiérarchie des navires ?

Oui, explicitement. Le préambule de R18 l'écrit noir sur blanc : 'Sauf dispositions contraires des règles 9, 10 et 13'. Conséquence pratique immédiate : dans un chenal étroit, un voilier (catégorie 5 dans la pyramide R18) doit ne pas gêner un cargo contraint au chenal, même si R18 lui accorderait normalement la priorité en eau libre. La pyramide R18 est inopérante dès que R9 s'applique. C'est le piège qui fait perdre le plus de points à l'oral C200.